Bon Iver - 22 a Million

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 2007, centré essentiellement autour de son leader Justin Vernon.

 

De quoi parle-t-on ? :

A l’instar de ses deux premiers opus, Justin Vernon continue d’explorer le créneau de la folk music assaisonnée de quelques boucles synthétiques.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

A part 10 Deathbreast qui fait monter l’aiguille du compteur BPM, ce nouveau 22, A Million est plutôt une apologie de la lenteur.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

La mélodie et la fluidité ne sont-elles pas le carburant essentiel de la folk music?

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Cette musique attirera forcément ceux qui aiment les choses un peu bancales, mais sa lenteur et sa spécificité rebutera la grande majorité de tous les autres...

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Il faut parfois tendre l’oreille pour entendre correctement ces morceaux souvent très dépouillés, il serait donc dommage de perdre encore quelques détails lors de la compression de ces chansons.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Justin Vernon est un être un peu à part, grand adorateur de folk music, il aime prendre son temps pour sortir ses albums (cinq ans pour celui-ci) et adore bricoler sa douce musique en injectant de petites doses d’electronica.

22, A Million n’échappe pas à l’expérimentation sonore des originaires du Wisconsin. Ces onze plages aux titres totalement mystérieux sont autant de pièces maitresses dans la collection de popsongs déjà mirobolantes des américains. 22 (Over Soon) ouvre le bal dans une ambiance acoustique proche de l’alarme sonore. Le rythme tribal de 10 Deathbreast dynamise subtilement (et il est le seul à le faire) ce nouvel opus. La discrétion est à nouveau de mise sur le chant à capella et vocodé de 715 – Creeks. Arrive alors un des très grands moments de 22, A Million, la magnifique ballade 33 « God ». 29 #Strafford APTS revient à un folk plus traditionnel, la deuxième partie de l’album demeure d’ailleurs dans cet espace musical langoureux et lumineux.

Après trente-quatre petites minutes et les dernières notes de 00000 Million, nous sortons malheureusement trop vite de l’univers cotonneux et magique de 22, A Million. Cette année l’Iver arrive au début de l’automne, mais bizarrement personne ne s’en plaindra…