Cocoon - Welcome Home

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe français, actif depuis 2005, aujourd’hui composé du seul Mark Daumail puisque son pendant féminin Morgane Imbeaud est maintenant partie vers d’autres horizons.

 

De quoi parle-t-on ? :

Toujours ce tiraillement entre pop aseptisée et folk lascive, déjà entrevu sur les deux premiers opus.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Beaucoup de titres langoureux et quelques popsongs enjouées qui permettent à peine de battre la mesure.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Cocoon a perdu une des ses têtes pensantes mais n’a pas perdu dans l’histoire sa puissance mélodique.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Cocoon avait déjà marqué les esprits avec On My Way et Chupee, le titre I Can’t Wait devrait connaître le même destin… surtout dans sa version remixée.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le propos est aérien, souvent dépouillé, mais il est tellement beau qu’il mérite les grands espaces.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Morgane Imbeaud ayant décidé de quitter le navire, il était difficile, six ans après le grandiose Where The Oceans End, d’imaginer que Cocoon allait survivre à cette défection. L’annonce de l’arrivée d’un nouvel opus étonnait d’ailleurs quelque peu et posait quelques questions existentielles. Que pouvait encore proposer Cocoon alors qu’il était amputé de deux de ses mains créatrices? Comment Mark Daumail pouvait-il chanter seul alors que l’alternance ou l’amalgame des voix étaient l’énergie du duo?    

L’intelligence du clermontois répond très vite à ces interrogations. Il s’entoure d’abord de quelques folkeux américains de renom, Natalie Prass et Matthew E White. Il fait remixer son énorme tube I can’t Wait par le DJ Freddy Verano pour que le titre devienne encore plus énorme, et n’en doutons pas il le deviendra. Il saupoudre Welcome Home de popsongs enjouées et incontournables comme Get Well Soon (Mark Daumail aurait-il quelques accointances avec le compositeur germanique Konstantin Gropper?), Middle Finger et Miracle. Il emballe enfin tout ça dans un écrin folk dont il a le secret, magnifié par les sublimes Retreat, Grandaddy (Tiens, Mark Daumail aurait-il aussi quelques accointances avec le rocker américain Jason Lytle? Non, là je crois que je m’égare un peu…), Out Of Tune et Legacy.

Cocoon a peut-être perdu la moitié de ses effectifs, mais Welcome Home prouve que Mark Daumail compense ce déficit de forces vives par un songwriting virevoltant et lumineux.