Die Antwoord - Mount Ninji and da nice time kid

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe sud-africain, actif depuis 2007, mené par le duo Ninja et la chanteuse Yolandi Visser, accompagnés de DJ Hi-Tek.

 

De quoi parle-t-on ? :

Mélange de hip-hop et d’electro pour les clubs dans un format totalement excentrique et inclassable. Le groupe proclame toujours que sa musique est une émanation du Zef, mouvement contre-culturel sud-africain.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Musique électronique qui bastonne en permanence.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les changements fréquents d’ambiances et de voix ne s’apprécient qu’à force d’écoutes.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

La voix de Yolandi Visser, souvent enfantine et suraiguë, ne plait pas forcément à tout le monde.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le format compressé est très adapté à ce type de musique urbaine.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Dans la série des groupes déjantés, le trio Die Antwoord s’impose d’emblé comme un chef de meute. Deux ans après l’explosif Donker Mag, les sud-africains reviennent en pleine forme avec leur hip-hop à l’ambiance de fin du monde.

Le look post-apocalyptique des originaires du Cap, la blancheur de peau « zombiesque » et le blond platine de la drôle de chevelure de Yolandi Visser ou encore la voix de gamine tête à claques, parfois à la limite du supportable, de cette même Yolandi, tout ici converge pour détourner le quidam normalement constitué de la route de ce groupe totalement barré.   

Pourtant ce mélange d’electro faite pour les clubs et de rap futuriste venu d’un autre monde provoque son petit effet. L’album commence avec une petite douceur, We Have Candy, où la folie des duettistes se met tranquillement en place. Sur le tonitruant Daddy, Yolandi Visser chante étrangement à la manière de la française Yelle dans son « hommage » acerbe au rappeur Cuizinier, Je Veux Te Voir. Le single Banana Brain est une sorte de version foutraque et survitaminée d’un tube des scandinaves… d’Aqua. Le groupe s’amuse un peu sur le festif Shit Just Got Real avec le rappeur Sen Dog des immenses Cypress Hill. La sublime Dita Von Teese prête sa voix le temps du très house Gucci Coochie. Les amis de la poésie sont aussi comblés, pour leur plus grand plaisir les sud-africains s’adonnent à la chanson à texte avec les inénarrables Wings On My Penis et U Like Boobies. Jusqu’aux dernières notes du très electro I Don’t Care, Die Antwoord expose magnifiquement son penchant pour l’underground et l’originalité.

Après l’apparition très remarquée de Ninja et de Yolandi Visser dans le blockbuster Chappie, ce quatrième opus très réussi va certainement permettre à Die Antwoord d’asseoir définitivement sa stature internationale.

 

Die Antwoord