The Magnetic North - Prospect of Skelmersdale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Supergroupe britannique, actif depuis 2012, composé de Gawain Erland Cooper, leader par ailleurs des excellents Erland & the Carnival, de Simon Tong, ancien de The Verve et actuellement aussi membre d’Erland & the Carnival, et de la musicienne et chanteuse Hannah Peel.

 

De quoi parle-t-on ? :

Un peu moins sombre que le premier album, Prospect of Skelmersdale demeure toutefois un condensé de pop mélancolique entrecoupé de quelques fulgurances guillerettes.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Deux ou trois titres assez remuants, mais un rythme d’ensemble plutôt langoureux. 

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

L’art de la mélodie magnifiquement manié par Erland & the Carnival se ressent aussi sur ce nouvel opus.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Le côté mélancolique d’une bonne partie de ces morceaux peut rebuter l’auditeur de passage.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Cette pop huilée et fluide s’écoute plutôt bien en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

L’association de deux membres d’Erland & the Carnival, dont Gawain Erland Cooper himself, et de la folkeuse irlandaise Hannah Peel, dont le fait d’arme principal était une reprise plutôt convaincante du mythique Tainted Love magnifiquement réorchestré en d’autres temps par les anglais de Soft Cell, avait de quoi dérouter.

Les Magnetic North bonifient pourtant la somme de leurs compétences et expriment tout leur talent sur ce splendide Prospect of Skelmersdale. Réussir l’exploit de trouver l’inspiration en évoquant la déliquescence des villes nouvelles britanniques au travers de l’histoire de Skelmersdale, obscure commune proche de Liverpool, mérite en soi une certaine forme de respect. Entre bombinettes pop sautillantes (Pennylands, Signs ou Remains of Elmer) et spleen savamment dosé pour éviter toute lassitude (Sandy lane, Little Jerusalem ou Cergy-Pontoise), ce nouvel opus est un objet grisant et exaltant qu’il faut écouter absolument.

Déjà brillant sur le premier exercice, Orkney : Symphony of the Magnetic North, le trio londonien réussit son examen de passage et troque définitivement son étiquette de supergroupe contre celle de groupe à part entière.