Polica - United crushers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 2011, composé de la frontwoman Channy Leaneagh et des musiciens Ryan Olson, Ben Ivascu, Drew Christopherson et Chris Bierden.

 

De quoi parle-t-on ? :

Entre R’n’B crépusculaire et synthpop pour chill-out, ce nouvel album groove un peu plus encore que les précédents tout en conservant cette griffe qui définit le son Poliça.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Poliça hausse un peu le rythme de ses chansons, suffisamment pour que l’on puisse imaginer les entendre du côté du dancefloor.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Poliça a nettement fait progresser la fluidité harmonique de ses mélodies.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Des singles comme Lime Habit, Wedding ou Melting Block devraient aisément toucher un large public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

La voix de Channy Leaneagh n’est plus trafiquée comme sur Shulamith et cette electropop est toujours aussi aérienne, pas de problème donc pour une écoute en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Le tendu et nerveux Shulamith nous plongeait dans les songes les plus sombres de Channy Leaneagh et Poliça, United crushers moins torturé emprunte timidement le chemin du retour vers la lumière.

Summer please, titre du morceau d’ouverture, semble être une supplique de Poliça pour extraire le groupe de cet hiver mélancolique dans lequel il est plongé depuis ses débuts. Ce vœu est immédiatement exaucé avec Lime Habit, single imparable et rayon de soleil de ce nouvel opus. La synthpop et le groove de United crushers n’adoucissent pas pour autant le discours vindicatif du quintette de Minneapolis, la frêle Channy Leaneagh de sa voix gracile et envoutante, plus naturelle que sur Shulamith, dénonce toujours les injustices de tout poil. Le groupe utilise simplement et avec brio la portée planétaire du R’n’B et l’aura de la soul pour faire passer quelques « petits » messages politiques qui lui tiennent à coeur.

United crushers est une sorte d’antagonisme musical qui utilise les codes de l’electropop grand public pour mieux relater les travers les plus noirs de notre société, mais il est aussi et une nouvelle fois un très grand album de pop moderne et singulière.