The last shadow puppets - Everything you've come to expect

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Supergroupe anglais, actif depuis 2008, composé d’Alex Turner des Arctic Monkeys et de l’ancien leader des Rascals, Miles Kane.  

 

De quoi parle-t-on ? :

Le duo ajoute une pointe de new-wave à son rock si subtil toujours inspiré par l’immense Scott Walker.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Les deux singles Bad Habits et Aviation sont joués à vive allure, mais le rythme d’ensemble de cet opus est plutôt mid-tempo.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Alex Turner et Miles Kane sont passés maitre dans l’art de confectionner ce rock aseptisé à la légère complexité mais à la fluidité hors du commun.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Le duo avait déjà connu un beau succès public avec The Age of the Understatement, ce nouvel album devrait aisément confirmer cette tendance.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Moins « noisy » que les Artic Monkeys et le travail en solitaire de Miles Kane, ce rock aérien s’écoute facilement en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Huit ans après un premier essai très réussi, les frères de sang du rock indépendant britannique relancent le side-project The Last Shadow Puppets.

Quelles sont les motivations qui poussent Alex Turner, leader charismatique d’un Artic Monkeys au sommet de son art, et Miles Kane, dont la carrière solo est un véritable carton, à se réunir de nouveau? Le plaisir tout simplement… et du plaisir les deux compères nous en procurent des tonnes. Dans une vision qui oscille entre new-wave eighties et britpop, Everything You’ve Come to Expect enchaine les standards. Deux singles imparables, Aviation et Bad habits, quelques pépites un peu plus longues en bouche comme The Element of Surprise, Pattern ou The Bourne Identity, et le « reste », ordinaire de luxe à l’évidence mélodique toujours dans le sillage de l’américain Scott Walker.

Alex Turner et Miles Kane sont-ils conscients de ce qu’ils réalisent? Ont-ils compris qu’ils apposaient durablement leur marque sur l’histoire du rock, peut-être plus encore que dans leur autre carrière respective? Les anglais ne se posent certainement pas ce genre de questions, ils étaient trop occupés à capter la lumière pour la transformer en poussière d’étoile et la saupoudrer sur le chef-d’œuvre Everything You’ve Come to Expect.