Outfit - Slowness

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Quintette Anglais centré autour du maitre à penser Andrew PM Hunt, accompagné de Thomas Gorton, Nicholas Hunt, Chris Hutchinson et David Berger.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock qu’on ne peut ranger dans telle ou telle case, mais dont la grandeur permet de le comparer au mètre étalon de la complexité, le Radiohead des débuts.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Certains titres peuvent permettre de battre la mesure, mais pour apprécier cette musique il faut simplement s’asseoir et écouter béatement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Slowness est le genre d’album que l’on apprend à apprécier à force d’écoutes.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

La complexité et le côté un peu foutraque de ces mélodies ne sera pas du gout de tout le monde.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Musique fouillée avec une recherche instrumentale énorme, ce style musical ne peut supporter la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

L’album Performance, déjà classé parmi les dix meilleures réalisations de l’année 2013 par ce blog, avait fait entrer Outfit dans la lumière. Une distribution trop confidentielle avait malheureusement interdit à cet opus d’avoir l’écho qu’il méritait.

Le passage sur le label indépendant Menphis industries, dont le catalogue peut s’enorgueillir de représenter des artistes comme The Go! Team, Poliça ou encore Field music, devrait régler ce petit problème de logistique. Il aurait été dommage de passer une nouvelle fois à côté de ce Slowness, objet très particulier, laboratoire de recherche musicale et générateur de mélodies incroyables. Les liverpuldiens délaissent la fluidité de Performance et concassent leur rock dans une machine alambiquée, créatrice de sonorités bancales et d’assemblages excentriques. A part les très accessibles Smart thing et Framed, Slowness n’échappe pas aux bidouillages complexes et merveilleux du génie de ce combo, Andrew Hunt.

Cet éloge de la lenteur et de la pureté dépasse largement le niveau déjà très élevé du précédent exercice, Performance. Slowness inscrit durablement Outfit dans le club très fermé des défricheurs de la pop où l’attendent Radiohead, These new puritans, Elbow ou quelques membres plus récents comme Other lives ou Tame Impala.