Courtney Barnett - Sometimes I sit and thnik, and sometimes i just sit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Chanteuse et musicienne Australienne.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock sans concessions aux rythmes très différents dont le leitmotiv est de fuir à tout prix toutes sonorités électroniques.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Alternance de brulots rock et pop songs mid-tempo. On peut se dandiner sur le très pop Elevator operator et se lancer dans le Air guitar sur les dynamiques Pedestrian at best et Nobody really cares if you don’t go to the party.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Musique aux refrains très calibrés, seuls les titres les plus rock demandent un petit temps d’adaptation.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Peut facilement s’écouter au grand jour, mais ce style peu dans l’air du temps accrochera difficilement l’auditeur.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Quelques chansons très rock mais encore plus de titres oscillants entre la pop et le folk-rock. Pas trop de problème donc pour une écoute en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

Quand on parle de l’Australie on pense obligatoirement à Mad Max ou à AC/DC, blockbusters incontournables du cinéma et de la scène. On oublie aisément ou on ne sait tout simplement pas que l’Australie peut aussi engendrer des artistes comme Nick Cave, les magnifiques The Apartments ou les nouveaux rois du rock psychédélique Tame Impala.

Courtney Barnett et son rock tonitruant fait indiscutablement partie de ces nouveaux conquérants de la musique venus d’Océanie. La native de Sydney manie ce rock assez convenu avec une aisance et un brio que l’on ne rencontre que chez les très grands. Entre le très « Stoogien » Pedestrian at best et le folk intimiste de Boxing day blues, elle étale sans vergogne une palette de talents qui fera rougir d’envie nombre de groupes beaucoup plus connus qu’elle dans le monde de la musique indépendante. Elle joue, de plus, merveilleusement de sa voix passant d’un chant presque parlé et braillard, rappelant un peu le style du vocaliste des Anglais d’Art brut, Eddie Argos, à une voix douce et chaleureuse sur des titres plus lents ou plus pop, comme Depreston ou Debbie Downer.

Loin des modes et des tendances et encore plus loin de la musique électronique, Courtney Barnett fait une entrée fracassante dans l’univers des songwriters de génie et impose d’emblée Sometimes I sit and think, and sometimes I just sit comme un standard du rock alternatif.