Viet Cong - Viet Cong

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe Canadien composé de Mike Wallace, Scott Munro, Matt Flegel et Daniel Christiansen.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock explosif et noisy proche du style Post-punk ou du Shoegazing pour le sens mélodique.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Hormis le rapide Silhouettes, le rythme de l’album est plutôt mid-tempo.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

A part Continental shelf et Silhouettes qui ont une certaine instantanéité, il faut plusieurs écoutes pour décoder cet ensemble bruitiste.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ceux qui ne sont pas amateurs de ce brouhaha sonore passeront inexorablement leur chemin.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Pour le bruit intense de cette musique. Peut tout de même s’écouter en format compressé et sous un casque audio mais attention à la migraine...  

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

Choisir Viet Cong comme patronyme pour un Canadien donne une certaine idée de ce que l’on pense de son voisin omnipotent en Amérique du nord. En effet, prendre comme référence le nom des combattants qui ont botté les fesses des Américains pendant la guerre du Vietnam est assez osé dans cette région du monde.

Que se soit timidement comme The pains of being pure at heart ou plus intensément comme les Gallois de Joy formidable ou les Français de Team ghost, le Shoegazing connaît indéniablement un regain de forme en ce début de nouveau siècle. Avec ce premier album éponyme très réussi, Viet Cong devient à son tour un membre actif de ce revival. Matt Flegel et Mike Wallace donnent une continuité noisy au rock mélodique de leur ancien groupe Women. Sous le déluge de bruit se dessine de fantastiques mélodies comme la très Interpol Continental shelf ou la tonitruante Silhouettes.

Finalement ce choix d’un symbole guerrier et indépendantiste colle parfaitement au rock explosif et ombrageux, mais ô combien grandiose, des originaires de Calgary.