Boogers - Running in the flame

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Chanteur et musicien Français, de son vrai nom Stéphane Charasse.

 

De quoi parle-t-on ? :

Joyeux foutoir mélangeant le rock, la pop et l’Electro. Excellent disque pour s’éclater dans les soirées après avoir ingurgité quelques bières.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

On a alternativement l’envie de danser le Pogo ou de rejoindre le dancefloor.  

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

On peut penser que Boogers est un branleur et lui reprocher plein de chose mais certainement pas son art dans la composition de refrains imparables.  

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Des titres comme Nerves, Running in the flames ou Don’t want me, font impression et peuvent facilement attirer l’auditeur distrait.   

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le propos ici n’est pas d’analyser le son mais de prendre un maximum de plaisir. L’écoute sur tous supports est donc vivement recommandée.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

Prendre comme pseudonyme la traduction littérale de « crotte de nez » donne une vague idée de l’état d’esprit dans lequel on pratique sa musique. Boogers semble gérer sa carrière dans une démarche potache plutôt qu’avec une réelle planification ou une approche mercantile.

Pour autant, le travail du Tourangeau n’en est pas moins excellent et procure même un certain plaisir à l’écoute. Elargissant un peu sa palette, notamment par l’apport de boucles électroniques, Boogers se glisse doucement dans la peau d’un pion incontournable sur l’échiquier du rock hexagonal.

Ce Running in the flames, comme ses deux premiers opus d’ailleurs, n’est pas vital pour la survie de la musique, mais il n’empêche que sans Boogers, il nous manquerait certainement cette petite insouciance et cette pointe d’humour qui caractérisent chacune de ses mélodies. Après avoir perdu ses poumons lors de son premier album et cassé ses os sur le deuxième, il semble maintenant que Boogers soit rétabli et qu'il insuffle un vent nouveau et frais sur ce style de rock ultra conventionnel.